Blog et écriture formative : Marjorie

Publié le par Mylène Grenier

Lors de cette expérience, les stagiaires n'ont pas été les seuls à donner leur point de vue sur les textes produits. Voici un exemple de correction accompagnée du premier texte de Marjorie.

Le texte

Dans la vie professionnelle, nous travaillons souvent en équipe. Le travail en équipe demande beaucoup de réflexion, d’écoute et de respect envers chacun.

Dans un premier temps, je développerai les points positifs. Puis dans une seconde partie, j’étudierai les points négatifs. Pour conclure à partir de la définition du travail en équipe, je donnerai mon ressenti par rapport à mon expérience professionnelle.

Les relèves entre équipe représentent de l’importance au niveau du relaiement des collègues du matin, du soir et de nuit. Elles permettent aux soignants de s’exprimer sur chaque patient au sujet de leur moral, de leur grille AGGIR ( Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources), de leur état cutané… Elles servent aussi à l’organisation des tâches : la décision du secteur où l’on va travailler ; les patients à s’occuper en priorité selon leur rendez-vous, pansements…

Pour les toilettes lourdes, on peut les faire à deux soignants. Cela évite au patient de moins souffrir en cas de grosses douleurs… L’entraide au travail est primordiale. Quand les collègues finissent leur secteur, la plupart du temps, on va dépanner ses autres camarades dans un autre secteur du service.

Si un malade se sent pas bien ou qu’il s’agit d’une chute, on n’est pas tout seul ! On peut appeler du renfort qui se trouve sur les lieux comme l’infirmière, une collègue aide-soignante et le médecin.

Le suivi des patients en milieu hospitalier reste avantageux comparé à l’aide à domicile.

Les patients se sentent en sécurité vu qu’il y a des sonnettes pour qu’ils puissent nous appeler en cas de besoin.

Le moment de la pause, de l’équipe soignante, permet un peu de relâcher la pression, de parler autre que le travail…

Parfois, le travail en équipe n’est pas toujours évident à cerner. Souvent les équipes comportent des professionnels sérieux, indolents, à fort caractère… Ceci n’est pas facile de s’entendre avec tout le monde. En cas d’absentéisme, et qu’il y a personne pour remplacer, on est obligé de s’adapter avec cet handicap. Les patients le ressentent quand il manque du personnel. On est plus pressé, on est peut-être moins à l’écoute…

C’est un vrai casse-tête les plannings.

Le travail en équipe ne va pas de soi. Il nécessite un effort personnel et une compétence qui s’acquiert peu à peu à partir d’une volonté de cohésion et d’organisation.

Mon ressenti en tant qu’aide-soignante, il faut rester neutre en entendant des critiques sur certaines collègues.

On évite de mélanger la vie professionnelle et la vie privée.

L'introduction annotée

Correction accompagnée

Correction accompagnée

L'introduction finale

Après avoir tenu compte des différents retours et commentaires, voici l'introduction définitive du texte de Marjorie :

En milieu professionnel, nous évoluons souvent au sein d'une équipe. Cela demande beaucoup de réflexion, d’écoute et de respect envers chaque membre qui la constitue. Cette façon de travailler peut être une source d'épanouissement ou de tensions. Dans un premier temps, je développerai donc quelques aspects positifs du travail en équipe pour ensuite étudier les travers qu'il peut engendrer. Pour conclure, j'exposerai le ressenti que je tire aujourd'hui de mon expérience.

Le deuxième texte

La vie est faite d’expériences. Quelle est celle qui vous a le plus marqué ?

La vie est faite d’expériences. Il y a deux ans, pendant mes vacances d’été à Bandol avec mon copain, nous décidions d’entamer une journée de kayak de mer. J’en garde un très bon souvenir.

Tout d’abord, je décrirai ce jour bien ancré dans ma mémoire. Ensuite, j’expliquerai en quoi celui-ci m’a marquée en analysant mes réactions.

Tous deux, nous n’avions jamais pratiqué le kayak de mer, mais cette activité nous motivait pour partir à l’aventure.

A Bandol, on peut louer un kayak pour une heure, deux heures, une demi-journée ou la journée. Il me semblait que deux heures étaient insuffisantes pour profiter pleinement de cette excursion sportive tout en découvrant le littoral.

Comme j’aime les challenges, nous avons choisi de partir en kayak à deux places pour une journée de 9h à 17h sans moniteur. Avant de prendre le départ, l’instructeur nous explique la technique de la pagaie, les consignes de sécurité à respecter, dont garder une distance suffisante vis à vis des plus gros bateaux, porter obligatoirement le gilet de sauvetage, se badigeonner de crème solaire et mettre une paire de lunettes solaires.

Autre conseil : la personne la plus légère doit prendre place devant avec la plus petite pagaie, tandis que la seconde à l’arrière manipule la plus grande pagaie.

Au premier abord, ce sport peut paraître simple. En le pratiquant, il n’est pas si évident que cela, ne serait-ce que la manipulation correcte des pagaies. De plus, le binôme doit être parfaitement synchrone afin de faciliter le déplacement sur l’eau.

Aussitôt, à bord de l’embarcation, en sortant du port de Bandol, nos compétences en matière d’utilisation de pagaies furent mises à l’épreuve, en se dirigeant vers une île prénommée « Bendor » appartenant à monsieur Paul Ricard ( le chef d’entreprise français qui a crée le pastis Ricard). Une fois le kayak amarré, nous avons visité cette île ( et dire qu’une navette spéciale met tout juste cinq minutes pour s’y rendre ).

Puis, nous décidâmes de longer la côte en direction d’une crique sauvage appelée « Port d’Alon ». Nous commencions à ne plus sentir nos bras et nos jambes, et il était midi quand nous atteignîmes Port-d’Alon. Ce site fut le lieu de notre pause casse-croûte. Après ce moment de réconfort, il a fallu reprendre la balade en mer.

Laurent préférait se diriger vers le large tandis que moi, je souhaitais longer la côte.

Vers le large, j’avais une appréhension, au cas où il y aurait eu une baleine qui remonte à la surface et nous heurte avec son dos ( une sortie précédente en mer à bord d’un bateau prévu à cet effet, nous avait permis d’en observer plusieurs ainsi, nous offrant juste la vue de leur courbe dorsale ).

Naturellement, mon partenaire plaisantait à ce sujet. En regardant l’étendue sans fin de la mer devant soi, nous avions l’impression de pagayer dans le vide, comme si nous n’avancions pas. Le retour fut laborieux ! Je rouspétais contre mon coéquipier. Je trouvais qu’il ne pagayait pas assez énergiquement.

A notre arrivée, nous nous sentions bizarres, nos muscles avaient bien travaillé mais ils étaient endoloris.

Cette expérience m’a marquée parce que je reconnais avoir été très têtue en persistant sur une sortie en mer d’une journée alors que tout le monde autour de moi, tentait de me persuader que deux heures étaient largement suffisantes. La prochaine fois, si nous décidons de renouveler ce genre d’escapade, je serai d’accord pour une durée bien moins longue.

Sur le chemin du retour, j’avoue avoir été injuste avec mon coéquipier. Je critiquais sa façon de pagayer, alors que ce n’était pas de sa faute. En effet, à cette heure de la journée, la mer était plus agitée, et des vagues nous mettaient en difficulté pour avancer.

Etre en binôme dans le même kayak semble rassurant mais peut également générer des tensions, sous l’effet de la fatigue, du stress, de l’énervement. J’avoue que Laurent a été conciliant de respecter ma phobie et d’accepter de suivre la côte.

Ce parcours, alors que nous étions en vacances et donc en loisir supposé être agréable, m’a incitée à me méfier de mes réactions d’agacement. Je dois apprendre à mieux me contrôler.

Malgré tout, nous avons su persister dans nos efforts, et nous pouvons, avec le recul, être fiers de notre traversée. En ayant tous les deux aucun sens d’orientation, nous ne nous sommes pas perdus pour regagner le port. Nous avons été d’autant plus courageux, puisque une fois à terre, nous avons marché plus de deux kilomètres pour regagner notre domicile.

Cette sortie nous aura appris à encore mieux respecter les consignes données par des professionnels de la mer. En effet, nous avions omis de protéger nos jambes avec l’écran solaire. Nous avons été quittes à soigner nos coups de soleil.

Cette expérience m’a dévoilée sous certains traits de mon caractère qu’il faut que j’apprenne à mieux gérer.

Visiter certains lieux à deux sans l’aide de personne était agréable.

C’est bien de vouloir partir à l’aventure ! Mais c’est joyeux de retrouver un petit appartement chaleureux et un accueil familial.

L'annotation de la dernière partie

Annotation codifiée

Annotation codifiée

Une nouvelle formulation

Malgré tout, nous avons su persister dans nos efforts et avec le recul, nous pouvons être fiers de notre traversée. En n'ayant tous les deux aucun sens de l’orientation, nous avons regagné le port sans nous perdre. Nous avons été d’autant plus courageux car une fois à terre, nous avons marché plus de deux kilomètres pour regagner notre domicile.

Cette sortie nous aura appris, pour l'avenir, à mieux respecter les consignes données par des professionnels de la mer. En effet, nous avions omis de protéger nos jambes avec de l’écran solaire et nous avons été quittes à soigner nos coups de soleil. Cette expérience a dévoilé certains traits de mon caractère qu’il faut que j’apprenne à mieux gérer (l'entêtement ou une certaine dureté vis à vis de mon coéquipier par exemple). Visiter certains lieux à deux, sans aide, était agréable. C’est bien de vouloir partir à l’aventure, mais quel plaisir de retrouver un accueil chaleureux et familial.

Après réécriture

Malgré tout, nous avons su persister dans l'effort et avec le recul, notre duo peut être fier de cette traversée. N'ayant aucun sens de l’orientation, ni l'un ni l'autre, nous avons pourtant regagné le port sans encombres.Et nous avons été d’autant plus courageux qu'une fois à terre, deux kilomètres de marche nous séparaient de l'appartement ! 

Cette sortie a été riche en enseignements. Ainsi, à l'avenir, nous respecterons mieux les consignes des professionnels. Ils nous avaient recommandé de protéger nos jambes avec de l'écran solaire pour éviter les coups de soleil, conseil que nous avons ignoré... Par ailleurs, cette expérience m'a permis de prendre conscience de certains traits de caractère que je dois apprendre à gérer. Par exemple, je peux me montrer dure avec mon entourage.

Pour conclure, faire des visites en autonomie est très agréable à partir du moment où l'aventure est maîtrisée. Et quel plaisir de bénéficier, à son retour, d'un accueil familial et chaleureux !

Publié dans formation, francais

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