Lectures estivales

Publié le par Mylène Grenier

Je profite des fêtes de fin d'année pour mettre de l'ordre dans ma bibliothèque et je viens de retrouver les livres qui m'ont accompagnée cet été. Une occasion de plus de partager mes lectures et de vous donner l'envie de plonger dans les livres.

Que de bons moments !

Que de bons moments !

La liste de mes envies - Grégoire Delacourt

Moi, mes rêves, ils se sont enfouis.
Je resterais là parce que Jo a besoin de moi et une femme a besoin qu’on ait besoin d’elle.
Règles. Le mot magique. Qui éloigne la plupart des hommes.

Le bonheur coûte moins de quarante euros.

On transmet toujours nos fautes.
Oui, le succès c’est dangereux quand on commence à ne plus douter de soi.

Oui, je pense que tout ce qui vient du passé n’est pas dépassé.
Faire soi-même possède quelque chose de très beau ;
prendre le temps, c’est important.

Être riche c’est voir tout ce qui est laid puisqu’on a l’arrogance de penser qu’on peut changer les choses. Qu’il suffit de payer pour ça.
… les femmes sont toujours seules dans le mal des hommes.
… dans l’ivresse, ce sont toujours les craintes ou les espoirs qui refont surface.
Avec le temps, nous le savons toutes, la sexualité est amputée du désir.
C’est fragile, mais ça tient, je suis heureuse.

… j’ai rêvé d’être aimée pour moi sans que j’ai besoin d’être bienveillante.

Réaliser les rêves des autres, c’était prendre le risque de les détruire.

Je possédais ce que l’argent ne pouvait pas acheter mais juste détruire.

Les images jolies refont toujours surface quand on voudrait les noyer.

L’argent ne fait pas l’amour.

Il aimait l’idée qu’il pouvait la perdre, elle le rendait meilleur mari.
Être aimé chauffe le sang, ébouillante le désir.
Ses doigts s’agrippent à la rampe ; l’idée du pardon ne commence que lorsqu’on se relève.
Ce qu’on a vécu de beau devient-il laid parce que la personne qui embellissait votre vie vous a trahi ?

Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède.

J’aime penser qu’un livre peut changer des morceaux de vie, des bouts de phrases ; faire prendre des chemins de hasard.

Double identité - Didier Van Cauwelaert

À force de se croire un autre, on finit par le devenir.

Seuls les livres m’ont sauvé de l’ennui.
Tout est simple quand on est seule.
Elle justifiait mon passé en m’offrant le choix d’un avenir.

Je pense que, mort ou vif, on est seul avec ses actes, c’est tout.

Je monte dans la phrase en marche, m’efforçant d’en déduire ce qui précède.
On a joui presque en même temps, les lèvres mordues, les yeux fermés pour nous croire invisibles.
La touffeur poisseuse de la nuit colombienne se faufilait sous la clim exténuée, dans une odeur de moisi où flottaient les reliquats de mes cauchemars.
En bermuda, torse nu, il avait les os saillants, la peau en berne, les muscles fondus, mais une incroyable puissance émanait de lui tandis qu’il gonflait ses poumons …

On ne se doute pas à quel point ça peut déteindre, un fantasme.

La sincérité avec laquelle je t’ai menti m’a valu ta confiance, et aujourd’hui mon amour a cessé d’être un leurre.
Tu me crois, donc je suis ravie.

Odette Toulemonde - Erice-Emmanuel Schmitt

Nous, femmes, nous savons si bien feindre... Pourquoi ne supporterions-nous pas qu'ils trichent à leur tour ?
Il lui sembla plus beau d’aimer un homme qu’elle ne pouvait épouser…
Il sera toujours temps d’être trahie et déçue.

Je ne vous veux pas représentatif des jeunes d’aujourd’hui
mais représentatif de vous
.

Je n’écris jamais car, si j’ai de l’orthographe, je n’ai pas de poésie.
Par vos livres, vous montrez que dans toute vie, même la plus misérable, il y a de quoi se réjouir, de quoi rire, de quoi aimer.

Grâce à vos livres, j’ai appris à me respecter.

On peut se croise, on ne peut plus se rencontrer.

Je ne suis pas amoureuse de vous : je vous aime.

Malgré leur réussite, ils ne sont pas heureux car ils vivent le bonheur des autres, le bonheur selon les autres.

Le plus petit baiser jamais recensé - Mathias Malzieu

Le souvenir de ce baiser est aussi intact que si j’étais en train de le vivre. Comme s’il se régénérait à chaque seconde.
Croire… Oui. C’est pas très difficile de croire. Il suffit de se convaincre.
Avec ma crinière d’écureuil, je traversais l’automne comme un trompe-l’œil, peinard.

Je suis un sous-doué du deuil.

Les mots du détective à tête de nuage infusaient dans mon esprit.

À défaut de lui parler, je parlais d’elle.

Je tentais d’en photographier la sensation avec des mots.
En quelques heures, les floconfettis avaient recouvert le quartier.

Il arrivait même qu’on m’oublie avant de me quitter ou qu’on oublie de me quitter.

L’idée de décevoir m’empêche de vivre une histoire spontanément.

Il est une forme de logique magique à se prendre un vent par une fille courant d’air, je suppose.

Quelques froissements de pas plus tard, je me retrouvai seul face au grand rien.
Elle m’offrit de l’aubépine et me conseilla de prendre une décision à tête reposée. Le problème c’est que ma tête n’est jamais reposée.
C’était tendre et morbide à la fois de se reconnecter de façon aussi précise avec les sensations du passé.
Un look plus aérodynamique pour se faire croire qu’on avance.

Elle portait un sac de 150 kilos de doutes sur les épaules.

– J ’y arrive pas. Si je pouvais, je me couperais en deux !
– C’est déjà ce que fais un peu, sauf qu’il y en a deux qui se coupent en quatre pour toi et qu’aucune des deux ne voudra d’une moitié de toi.
– Je sais… que je ne sais pas. C’est la seule chose dont je suis sûr.

Faut-il toujours compter ? Même en amour, équilibrer des budgets ?

Le poids de son abandon me donnait le droit inconscient de me reconstruire ailleurs.
Un rien prenait des conséquences énormes. Tout arrivait trop tard ou trop tôt. Tout blessait.

Je ne me voyais pas lui faire ce que j’avais souffert qu’on me fasse.

Je lui montrai l’arbre à barrettes que je venais de mettre au point. Dans un premier temps, j’avais collectionné ces pinces métalliques que Sobralia semait dans la salle de bains pour qu’elle évite de les perdre. J’en faisais des petits fagots avec des élastiques en imaginant comment elle se coiffait. Puis je les avais plantées dans le plancher et les arrosais comme l’arbre à harmonica. Elles produisaient environ un bourgeon de barrette par semaine.

Le ciel explose en sanglots de pluie contre la vitre.

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